A
Accessibilité
Le
déplacement des bois abattus du parterre de la coupe à la route forestière
s’effectue le plus souvent en empruntant une piste à tracteur. Lors de
l’inventaire, les équipes de l’IFN notent pour chaque point :
– s’il
existe une piste pouvant servir à la vidange des bois ;
– s’il est
nécessaire de créer une piste et que cela semble techniquement possible ;
– s’il est impossible
de créer une piste, ce qui veut dire que dans un tel cas il faudrait recourir à
des techniques spécifiques de débardage comme le câble, la traction animale ou
encore l’hélicoptère.
L’accessibilité intervient dans le calcul de l’exploitabilité.
Accroissement annuel de volume
Ancienne méthode
L’accroissement annuel en volume sur écorce est calculé sur la période
de cinq ans précédant l’année du sondage. Il s’exprime en mètres cubes par an. Il correspond à :
- l’accroissement des arbres recensables, c’est-à-dire le gain moyen annuel en volume
des arbres recensables.
- l’accroissement de volume que les arbres coupés et chablis depuis moins de cinq ans
ont apporté au peuplement alors qu’ils étaient encore vivants.
Accroissement de surface terrière
L’accroissement de surface
terrière sur écorce correspond à l’augmentation moyenne annuelle au cours de la
période de cinq ans précédant le sondage de la surface de la section de la tige
à 1,30 mètre des arbres recensables des forêts de production. Il s’exprime en mètres carrés
par an.
Alignement
Ancienne méthode
Un alignement est une ligne simple ou double
d’arbres d’essences forestières plantés à intervalles réguliers, d’une largeur
moyenne en cime inférieure à 25 mètres , d’une longueur au moins égale à 25 mètres , régulière
en diamètre et en distance. L’espacement entre les arbres est supérieur à un
mètre.
Nouvelle méthode
Ligne simple ou double d’arbres d’essences
forestières plantés à intervalles réguliers, d’une largeur moyenne en cime
inférieure à 20 mètres , d’une longueur au moins égale à 25 mètres ,
régularité en diamètre et en distance : écarts d’au moins un quart pour au
moins trois-quarts des arbres. Espacement entre les arbres supérieur à un
mètre.
Ancienne méthode
Depuis sa création jusqu’à la fin de l’année 2004, l’Inventaire forestier national procédait à l’inventaire des surfaces boisées département par département. C’est ainsi que 6 à 10 départements étaient inventoriés chaque année et chacun des départements français a été inventorié entre deux et quatre fois.
L’exécution d’un inventaire départemental consistait en une séquence d’opérations successives sur une durée de quelques années :
- Étude préalable : spécification des nomenclatures et protocoles opératoires particuliers de l’inventaire départemental ;
- Couverture aérienne : couverture photographique à grande échelle en saison de végétation (infrarouge couleur) ;
- Cartographie : tracé sur fond topographique des limites de régions forestières, régions populicoles, classes de propriété et types de formation végétale (ces derniers sont élaborés par photo-interprétation). Le croisement de ces couches thématiques constituait les domaines d’étude cartographiés (DEC).
- Phase 1 : sondage systématique ou pseudo-systématique de points uniformément répartis dans le territoire inventorié, photo-interprétation des formations à inventorier (détermination de la couverture et de l’utilisation du sol), classement et premiàre évaluation de leur importance à la date des photographies aériennes.
- Phase 2 : sondage aléatoire ou systématique stratifié dans l’échantillon de phase 1, contrôle au sol des données et actualisation des résultats photo-interprétés en phase 1. Les strates sont constituées à l’intérieur des domaines d’étude statistiques (DES) obtenus par regroupements de DEC. Les taux de sondage dans les strates sont ajustés en fonction d’une consigne de précision finale sur le volume sur pied.
- Phase 3 : sélection des points de phase 2 interceptant une formation à inventorier et réalisation des opérations d’inventaire sur le terrain (mesures dendrométriques, écologiques et floristiques).
Pour des raisons opérationnelles, les opérations des phases 2 et 3 étaient jumelées.
Pour atteindre les objectifs de précision et de niveau de détail des résultats, la taille des échantillons pour un département moyen était de 20 000 points en phase 1 et de 1 200 points de couverture forêt en phase 3.
Arbre
Ancienne méthode
Un arbre est
un végétal ligneux ayant une tige nue et non ramifiée dès la base, d’une
hauteur supérieure ou égale à sept mètres ou susceptible d’atteindre cette
dimension à maturité in situ
Nouvelle méthode
Un arbre est
un végétal ligneux ayant une tige nue et non ramifiée dès la base, d’une
hauteur supérieure ou égale à cinq mètres ou susceptible d’atteindre cette
dimension à maturité in situ
Arbre forestier
Ancienne méthode
Un arbre forestier est un végétal ligneux ayant une tige nue et non ramifiée
dès la base, d’une hauteur supérieure ou égale à cinq mètres ou susceptible
d’atteindre cette dimension à maturité in situ.
Son caractère forestier est dû à son appartenance à une liste de 136 espèces
établie par l’IFN.
Arbre recensable
Ancienne méthode
Un arbre recensable a une circonférence mesurée à 1,30 mètre
supérieure (ou alors un diamètre supérieur à 7,5 cm).
Nouvelle méthode
Un arbre recensable a
une circonférence mesurée à 1,30 mètre supérieure ou égale à 23,5 cm.
Autre forêt
Une « autre forêt » est
une forêt pour laquelle la fonction de production est nulle ou accessoire. Il
s’agit des forêts inexploitables, des forêts dont le rôle de protection
interdit que des coupes y soient faites ou encore des espaces verts boisés à
but esthétique, récréatif ou culturel.
B
Bosquet
Ancienne méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure ou égale à 5 ares et inférieure à 50 ares, comportant des
arbres forestiers capables d’atteindre une hauteur supérieure à 7 mètres à maturité
in situ, un couvert arboré de plus de
10 % et une largeur d’au moins 25 mètres. Les bosquets font partie de la
surface forestière.
Nouvelle méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure ou égale à 5 ares et inférieure à 50 ares, comportant des
arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à cinq mètres à maturité in situ,
un couvert arboré de plus de 40
% et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bosquets ne font pas partie de
la surface forestière.
Boqueteau
Ancienne méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure ou égale à 50 ares et inférieure à 4 ha , comportant des arbres
forestiers capables d’atteindre une hauteur supérieure à 7 mètres à maturité
in situ, un couvert arboré de plus de
10 % et une largeur d’au moins 25 mètres. Les boqueteaux font partie de la
surface forestière.
Nouvelle méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure ou égale à 50 ares et inférieure à 4 ha , comportant des arbres
capables d’atteindre une hauteur supérieure à cinq mètres à maturité in situ,
un couvert arboré de plus de 10
% et une largeur d’au moins 20 mètres. Les boqueteaux font partie de la
surface forestière.
Bois
Ancienne méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure à 4 ha ,
comportant des arbres forestiers capables d’atteindre une hauteur supérieure à 7 mètres à maturité
in situ, un couvert arboré de plus de
10 % et une largeur d’au moins 25 mètres. Les bois font partie de la surface
forestière.
Nouvelle méthode
C’est un territoire occupant une
superficie supérieure à 4 ha,
comportant des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à 5 mètres à maturité
in situ, un couvert arboré de plus de
10 % et une largeur d’au moins 20 mètres. Les bois font partie de la surface
forestière.
C
Classe d’altitude
Pour chaque point d’inventaire, l’altitude
est obtenue de manière indirecte par l’utilisation de données cartographiques
et de la BD Alti® de l’IGN (précision
de l’ordre de 50 mètres).
L’altitude est ici discrétisée en
six classes (<200 mètres ; 200-400 mètres ; 400-600 mètres ;
600-1000 mètres ; 1000-1400 mètres ; > 1400 mètres).
Classe de circonférence
La circonférence des arbres
recensables est mesurée à une hauteur de 1,30 mètre à
l’aide d’un ruban.
Des classes de circonférence,
plus ou moins larges, peuvent ensuite être générées pour aboutir à des classes
de dimension (par exemple, les très gros bois ont une circonférence supérieure
à 212 cm).
Classe de diamètre
La circonférence des arbres
recensables est mesurée à une hauteur de 1,30 mètre à
l’aide d’un ruban. Cette circonférence est convertie en diamètre en la divisant
par le nombre π.
Des classes de diamètre, plus ou
moins larges, sont ensuite générées pour aboutir à des classes de dimension
(par exemple, les très gros bois ont un diamètre supérieur à 67,5 cm).
Composition des peuplements
Nouvelle méthode
La composition d’un peuplement est calculée si et seulement
si le peuplement possède un couvert recensable suffisant soit un taux de
couvert absolu de la strate recensable strictement supérieur à 15 %. Si cette
condition est respectée, la composition du peuplement est déterminée à partir
du taux de couvert libre relatif des différentes essences d’arbres recensables
composant le peuplement.
Pour apprécier les essences, un seuil de 15 % est
introduit. Il est le seuil minimum pour prendre en compte une essence
(l’essence est alors dite « présente »).
Le nombre d’essences nécessaires pour atteindre un taux de couvert libre
relatif de 75 % est comptabilisé en commençant par les plus représentées :
– si une essence atteint à elle seule ce seuil, on parle
alors de peuplement pur
– si deux essences ou plus sont nécessaires pour atteindre
ce seuil, on parle alors de peuplement mélangé
De nombreuses combinaisons
observées d’essences aboutissent à une liste de plus de 1000 types de composition
élémentaire. Par agrégation de ces types élémentaires entre eux autour des
types les plus fréquents, une hiérarchie de types de composition a été
construite. Cinq niveaux ont été retenus. Le plus agrégé correspond à :
- peuplement de feuillus : peuplement
dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition ne sont que
des essences feuillues.
- peuplement de conifères : peuplement dans lequel
les essences retenues pour le calcul de la composition
ne sont que des essences résineuses.
–peuplement mixtes (feuillus et conifères
en mélange) : peuplement dans lequel les essences retenues
pour le calcul de la composition sont à la fois des essences feuillues et
résineuses.
 |
Les conifères représentent plus de 75 % du couvert libre relatif
(6/7). C’est donc un peuplement de conifères. Le sapin pectiné atteint 75 % de couvert
libre relatif (6/7). C’est un peuplement pur de sapin pectiné. |
 |
Les feuillus représentent plus de 75 % du couvert libre
relatif (7/9). C’est donc un peuplement de feuillus. Aucune essence feuillue
n’atteint 75 % (3/9 au mieux). C’est un peuplement de feuillus en mélange (à
trois essences). |
 |
Les feuillus couvrent moins de 75 % du couvert libre relatif
(4/9), les conifères également (5/9). Il s’agit donc un peuplement mixte. |
Conifère
|
Les conifères sont des arbres qui ont généralement une seule
tige (on parle d’arbre de futaie), des aiguilles et sont issus d’une graine «
nue » (gymnosperme).
|
 |
Couvert
Le couvert représente la projection verticale des houppiers
au sol et donne l’importance relative des espèces arborées au sein d’un peuplement.
L’évaluation du couvert s’effectue sur une placette de 20 ares (soit 25 mètres de
rayon) pour les arbres recensables et sur une placette de 15 ares (soit 7 mètres de rayon)
pour les arbres non recensables.
Couvert absolu
 |
Le taux de couvert absolu d’un
peuplement est égal à la somme des couverts des
arbres recensables qui le composent rapportée à la superficie
du site (toujours égale à dix).
Le
taux de couvert absolu est ici de 90 % (9/10).
|
Couvert libre
 |
Le taux de couvert libre d’un
sous-peuplement est égal à la somme des couverts des
houppiers des arbres recensables de ce sous-peuplement
qui ont accès direct à la lumière rapportée
à la superficie du site.
Le taux de couvert libre des feuillus est de 70 % (7/10), celui des conifères de
20 % (2/10).
|
Couvert libre relatif
 |
Le taux de couvert libre relatif d’un sous-peuplement est égal
à la somme des couverts libres du sous-peuplement rapportée
au couvert absolu de tout le peuplement.
Le taux de couvert libre relatif des feuillus est de 78 % (7/9).
|
Couvert relatif
 |
Le taux de couvert relatif d’un
sous-peuplement est égal
à la somme des couverts absolus du sous-peuplement rapportée
au couvert absolu de tout le peuplement.
Le sous-peuplement considéré correspond aux feuillus. Le taux de couvert relatif
des feuillus est de 89 % (8/9).
|
Couverture du sol
Ancienne méthode
La couverture du sol est une
caractéristique spatiale décrivant la nature biophysique des principaux
éléments végétaux ou minéraux présent sur la placette d’inventaire. Les
modalités suivantes sont distinguées :
- forêt fermée : taux de couvert absolu des arbres forestiers
supérieur ou égal à 40 %, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et
sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres, à l’exception des vergers cultivés
(noyers, châtaigniers,). Taux de couvert relatif des peupliers cultivés
inférieur à 75 %.
- forêt ouverte : taux de recouvrement absolu des arbres
forestiers supérieur ou égal à 10 % et inférieur à 40 %, sur une surface
supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale à 25 mètres, à
l’exception des vergers cultivés. Taux de couvert relatif des peupliers
cultivés inférieur à 75 %.
- lande : Végétaux non cultivés (ligneux ou non ligneux). Taux
de couvert absolu des arbres inférieur à 10 %, hors arbres épars, sur une
surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale
à 25 mètres.
- peupleraie : taux de couvert absolu des arbres supérieur ou
égal à 10 %, sur une surface supérieure ou égale à 5 ares et sur une largeur
supérieure ou égale à 25
mètres. Taux de couvert libre relatif des peupliers
cultivés supérieur ou égal à 75 %."
- autre végétation :
végétaux non ligneux cultivés, arbres fruitiers, arbres d’ornement, arbustes
cultivés sur une surface supérieure à cinq ares et sur une largeur supérieure à
25 mètres.
- sans végétation : glace ou roche ou sol nu ou artificiel ou
bâti.
- eau continentale : eau douce, saumâtre ou salée, courante ou
stagnante, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur
supérieure ou égale à cinq mètres et une longueur supérieure ou égale à 25 mètres.
- hors territoire.
Nouvelle méthode
La couverture du sol est une
caractéristique spatiale décrivant la nature biophysique des principaux
éléments végétaux ou minéraux présent sur la placette d’inventaire. Les
modalités suivantes sont distinguées :
- forêt fermée : taux de couvert absolu des arbres supérieur ou
égal à 40 %, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur
supérieure ou égale à 20
mètres, à l’exception des vergers cultivés et des
truffières. Taux de couvert relatif des peupliers cultivés inférieur à 75 %.
- bosquet : taux de couvert absolu des arbres supérieur ou égal
à 40 %, sur une surface comprise entre 5 à 50 ares et sur une largeur
supérieure ou égale à 20
mètres, à l’exception des vergers cultivés et des
truffières. Taux de couvert relatif des peupliers cultivés inférieur à 75 %.
- forêt ouverte : taux de couvert absolu des arbres supérieur ou
égal à 10 % et inférieur à 40 %, sur une surface supérieure ou égale à 50
ares et sur une largeur supérieure ou égale à 20 mètres,
à l’exception des vergers cultivés et des truffières. Taux de couvert relatif
des peupliers cultivés inférieur à 75 %.
- lande : végétaux non cultivés (ligneux ou non ligneux). Taux
de couvert absolu des arbres inférieur à 10 %, hors arbres épars, sur une
surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur supérieure ou égale
à 20 mètres.
- peupleraie : Taux de couvert absolu des peupliers supérieur ou
égal à 10 %, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur
supérieure ou égale à 20
mètres. Taux de couvert libre relatif des peupliers
cultivés supérieur ou égal à 75 %, au moins dans l’étage principal du
peuplement.
- autre végétation : végétaux non ligneux cultivés, arbres
fruitiers, arbres d’ornement, arbustes cultivés sur une surface supérieure à cinq
ares et sur une largeur supérieure à 20 mètres.
- sans végétation : terrain artificiel ou bâti sur une surface
supérieure ou égale à cinq ares, une largeur supérieure à cinq mètres et une
longueur supérieure à 25 mètres.
- eau continentale : eau douce, saumâtre ou salée, courante ou
stagnante, sur une surface supérieure ou égale à cinq ares et sur une largeur
supérieure ou égale à cinq mètres et une longueur supérieure ou égale à 25 mètres.
D
Dimension des bois (4 classes)
Les classes de diamètre peuvent être regroupées en quatre
catégories selon la circonférence mesurée à 1,30 mètre des tiges
recensables (une fois divisée par π) :
- petit bois :
diamètre [7,5 - 22,5 cm[ ;
- moyen bois :
diamètre [22,5 - 47,5 cm[ ;
- gros bois :
diamètre [47,5 - 67,5 cm[ ;
- très
gros bois : diamètre supérieur ou égal à 67,5 cm.
Distance de débardage
La distance de débardage est la distance ramenée à
l’horizontale du parcours que doivent suivre les bois du point d’inventaire à
la route accessible aux camions la plus proche, qu’une piste de débardage
existe ou non. La distance de débardage intervient dans le calcul de
l’exploitabilité.
Diversité (composition du peuplement recensable)
Nouvelle méthode
Le nombre d’essences retenues
pour la définition du type de composition d’un peuplement est associé à la
« diversité de la composition du peuplement »
La diversité de la composition
est toujours inférieure ou égale à la diversité en essences, cette dernière
prenant en compte toute les essences présentes tandis que la diversité de la
composition ne prend en compte que celles ayant une contribution suffisante au
couvert (15 %).
Ainsi lorsqu’une seule essence
présente sur la placette totalise au moins 75 % du couvert libre relatif sur le
point d’inventaire, le peuplement est considéré comme un peuplement pur.
Dans tous les autres cas, les peuplements sont appelés peuplements mélangés.
Le libellé du type de composition est défini en fonction de l’importance
relative des essences recensables qui sont présentes sur le relevé.
Par exemple un peuplement appelé
« mélange hêtre, sapin et épicéa » est un peuplement comportant au minimum ces trois
essences ; chacune d’elles possèdent un couvert libre supérieur ou égal à 15
% et la somme des couverts libres de ces trois essences représente au moins 75
% du couvert total sur le point.
E
Espèce ligneuse
Une espèce ligneuse est un végétal qui
possède des tiges ayant la nature ou la consistance du bois, c’est-à-dire qui
contiennent de la lignine.
Espèce ligneuse non
arborescente
Une espèce ligneuse est non arborescente lorsqu’elle a une
hauteur inférieure à cinq mètres et qu’elle ne peut atteindre ce seuil in
situ. Les espèces ligneuses non arborescentes sont donc les
arbustes, les arbrisseaux, les sous-arbrisseaux et certaines lianes.
Essence
Une essence désigne généralement une espèce
d’arbres mais peut parfois faire référence à une sous espèce ou variété qui
présente un intérêt particulier ou bien à plusieurs espèces.
L’IFN
distingue les essences suivantes :
|
- chêne pédonculé
- chêne rouvre
- chêne rouge d’Amérique
- chêne pubescent
- chêne vert
- chêne tauzin
- chêne-liège
- hêtre
- châtaignier
- charme
- bouleau
- grand aulne
- robinier faux-acacia
- grand érable
- micocoulier
- frêne
- orme
- peuplier cultivé
- tilleul
- petit érable
- cerisier ou merisier
- autre fruitier
- tremble
|
- saule
- platane
- noyer
- olivier
- autre feuillu exotique
- mûrier
- noisetier
- charme-houblon
- peuplier non cultivé
- chêne chevelu
- tamaris
- eucalyptus
- aulne vert
- grand cytise (aubour)
- cornouiller mâle
- arbousier
- alisier torminal
- tulipier de Virginie
- autre feuillu indigène
- pin maritime
- pin sylvestre
- pin laricio
- pin noir
|
- pin pignon
- pin Weymouth
- pin d’Alep
- pin à crochets
-pin cembro
- pin mugho
- sapin pectiné
- épicéa commun
- mélèze d’Europe
- douglas
- cèdre de l’Atlas
- cyprès
- if
- autre conifère exotique
- gevévrier thurifère
- sapin méditerranéen
- sapin de Nordmann
- sapin américain
- épicéa de Sitka
- mélèze exotique
- autre conifère indigène
- cèdre du Liban
- pin à encens
|
Essence prépondérante
Ancienne méthode
Une essence est prépondérante dans un peuplement si son taux de couvert libre relatif
est compris entre 50 et 75 %.
Nouvelle méthode
Une essence est prépondérante dans un peuplement si son taux de couvert libre relatif
est compris entre 50 et 75 % et si aucune autre essence n’a un taux de couvert libre relatif supérieur à 15 %.
Essence principale
Ancienne méthode
L’essence principale est l’essence de plus fort taux de
couvert libre relatif sur le point d’inventaire. Ce taux peut-être très élevé
(100 % par exemple dans une plantation de pin maritime) ou relativement faible
(20 % par exemple dans un peuplement comportant plusieurs essences en mélange).
L’essence principale est appréciée par les équipes de terrain.
Nouvelle méthode
L’essence principale est l’essence de plus fort taux de
couvert libre relatif sur le point d’inventaire. Ce taux peut-être très élevé
(100 % par exemple dans une plantation de pin maritime) ou relativement faible
(20 % par exemple dans un peuplement comportant plusieurs essences en mélange).
L’essence principale est issue d’un calcul faisant
intervenir les taux de couvert.
Évolution
Ancienne méthode
L’évolution d’un peuplement est une caractéristique
décrivant les changements survenus ou en cours.
En cas d’évolution, la variable peut prendre les modalités
suivantes :
- régénération naturelle ou artificielle : régénération naturelle ou
artificielle en cours sans changement d’essence (l’essence prépondérante de la
régénération est encore largement présente dans l’ancien peuplement) ;
- transformation naturelle : régénération naturelle en cours avec
changement d’essence (l’essence prépondérante de la régénération n’est plus
largement présente dans l’ancien peuplement) ;
- boisement artificiel : introduction artificielle de plants depuis
moins de 40 ans sur un terrain auparavant non boisé ;
- reboisement artificiel en plein : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans sur un terrain auparavant boisé – le peuplement
ancien a un couvert absolu inférieur à 25 % ;
- reboisement artificiel sous abri : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans sous l’abri d’un ancien peuplement dont le
couvert absolu est encore supérieur à 25 % ;
- reboisement artificiel par bandes : introduction artificielle de
plants depuis moins de 40 ans dans des bandes d’au moins cinq mètres de large
après coupe partielle d’un ancien peuplement dont le couvert absolu est encore supérieur
à 25 % ;
- conversion feuillue : conversion de taillis ou de mélange
futaie-taillis vers la futaie au travers d’opérations sylvicoles
(vieillissement du taillis - réduction du nombre de tiges par cépée -
extraction de réserves vieillies) ou par régénération naturelle feuillue
acquise (couvert libre supérieur à 25 %) ou par enrichissement de la réserve ;
- colonisation naturelle : peuplement obtenu par colonisation
naturelle d’un terrain auparavant non boisé :
- destruction : peuplement dont le couvert des arbres vifs recensables
et non recensables est inférieur à 10 % et qui comporte moins de 500 brins
d’avenir par hectare du fait d’un accident important datant de moins de cinq
ans.
Exploitabilité
Ancienne méthode
La facilité d’exploitation est évaluée par l’intermédiaire
de la combinaison de quatre variables mesurées sur photographies aériennes ou
par l’intermédiaire des relevés effectués sur le terrain :
– la distance de débardage pour acheminer les bois du point
d’inventaire à une route accessible aux camions (distance < 200 mètres ;
comprise entre 200 mètres et 1
km ; comprise entre 1 et 2 km ; supérieure à 2 km). Cette variable est
appréciée sur photographie aérienne ;
– la nature du terrain (praticable ou impraticable) ;
– la classe de pente (0-15 % ; 15-30 % ; 30-50 % ;
supérieure ou égale à 50 %) ;
– l’accessibilité (site accessible sans création de piste,
site accessible avec création de piste, site inaccessible).
In fine, quatre catégories
d’exploitabilité sont élaborées (facile, moyenne, difficile, très difficile).
Elles sont présentées dans le schéma suivant :

Nouvelle méthode
La facilité d’exploitation est évaluée par l’intermédiaire de la combinaison de cinq variables mesurées sur photographies aériennes ou par l’intermédiaire des relevés effectués sur le terrain :
- la distance de débardage pour acheminer les bois du point d’inventaire à une route accessible aux camions (distance < 200 m ; comprise entre 200 et 500 m ; comprise entre 500 et 1 km ; comprise entre 1 et 2 km ; supérieure à 2 km). Cette variable est appréciée sur photographie aérienne ;
- la présence d’itinéraire de débardage (itinéraire existant ; itinéraire inexistant mais qui pourrait être créé ; itinéraire inexistant et impossible à créer).
- la pente maximale (0-15 % ; 15-30 % ; 30-45% ; 45-60 % ; 60 à 100 % ; supérieure à 100 %) ;
- la portance du terrain (terrain jamais portant ; terrain temporairement portant ; terrain portant toute l’année) ;
- le degré d’aspérité du terrain (terrain non accidenté, terrain accidenté, terrain très accidenté) ;
In fine, quatre catégories d’exploitabilité sont élaborées (facile, moyenne, difficile, très difficile). Elles sont présentées dans le schéma suivant :

F
Feuillu
Les feuillus sont des arbres qui peuvent avoir une ou
plusieurs tiges. Ils ont des feuilles et sont issus d’une graine « cachée »
(angiosperme).
|
Lorsque la tige est issue d’une graine, on parle d’arbre de futaie.
|
Lorsqu’il y a une ou plusieurs tiges issues de rejet de
souche, on parle d’arbre de taillis.
|
 |
 |
Forêt
Ancienne méthode
La forêt est un territoire occupant une superficie d’au
moins cinq ares avec des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à 7 mètres à maturité
in situ , un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur d’au
moins 25 mètres.
Les
sites momentanément déboisés ou en régénération sont classés comme forêt même
si leur couvert est inférieur à 10 % au moment de l’inventaire.
N.B. : Les peupleraies (taux
de couvert libre relatif des peupliers cultivés supérieur à 75 %) ne sont pas
inclues dans la définition de la forêt. Les noyeraies et les châtaigneraies à fruits ainsi que
les truffières cultivées et les vergers sont également exclus (productions
agricoles).
Nouvelle méthode
La forêt est un territoire occupant une superficie d’au
moins 50 ares avec des arbres capables d’atteindre une hauteur supérieure à cinq
mètres à maturité in situ ,
un couvert arboré de plus de 10 % et une largeur d’au moins 20 mètres.
Les
sites momentanément déboisés ou en régénération sont classés comme forêt même
si leur couvert est inférieur à 10 % au moment de l’inventaire.
N.B. : Les peupleraies (taux
de couvert libre relatif des peupliers cultivés supérieur à 75 %) sont
inclues dans la définition de la forêt. En revanche, les noyeraies et les
châtaigneraies à fruits ainsi que les truffières cultivées et les vergers sont
exclus (productions agricoles).
Forêt de production
Ancienne méthode
Une forêt de production est une forêt disponible pour la
production de bois, c’est-à-dire où l’exploitation du bois est possible (sans
considération de rentabilité économique) et compatible avec d’éventuelles
autres fonctions.
Nouvelle méthode
Une forêt de production est une forêt disponible pour la
production de bois, c’est-à-dire où l’exploitation du bois est possible (sans
considération de rentabilité économique) et compatible avec d’éventuelles
autres fonctions. Les peupleraies (taux
de couvert libre relatif des peupliers cultivés supérieur à 75 %) sont
classées parmi les forêts de production.
Forêt fermée
 |
Forêt
où le couvert des arbres est supérieur ou égal à 40 %.
Les sites momentanément déboisés ou en régénération sont
classés comme forêt fermée ou ouverte, selon l’occupation présumée avant
perturbation, même si leur couvert est inférieur à 10 % au moment de
l’inventaire.
|
Forêt ouverte
 |
Forêt
où le couvert des arbres est supérieur à 10 % et inférieur à 40 %.
Les sites momentanément déboisés ou en régénération sont
classés comme forêt fermée ou ouverte, selon l’occupation présumée avant
perturbation, même si leur couvert est inférieur à 10 % au moment de
l’inventaire.
|
Forme du houppier
La forme du houppier caractérise
l’importance du volume du houppier par rapport à la tige et l’existence d’une
taille des branches. La variable peut prendre les modalités suivantes :
- têtard : houppier taillé à une hauteur comprise entre 1,3 et 4
mètres ;
- faible houppier : arbre ni taillé, ni émondé, ni fortement
taillé dont le volume du houppier est inférieur à 2 stères par mètre cube de
tige ;
- fort houppier : arbre ni taillé, ni émondé, ni fortement
taillé dont le volume du houppier est supérieur à 2 stères par mètre cube de
tige ;
- ébranché : arbre émondé ou fortement élagué.
Forme de la tige
La forme de la tige caractérise la présence de jumelle,
fourche ou cassure :
- tige normale : tige non jumelle, non fourchue,
non écimée (tige unique) ;
- tige jumelle : plusieurs tiges soudées depuis la
base jusqu’à une hauteur d’au moins 1,30 mètre ;
- tige fourchue : tige non jumelle avec une inclinaison
inférieure à 50 grades au dessus de 1,30 mètres, un écart entre la longueur des
deux branches inférieur à 20 % de la plus longue et un diamètre médian des deux
branches différant de moins de 10 % ;
- tige écimée : tige non
jumelle, non fourchue et cassée accidentellement en cime.
Futaie
Les
arbres de futaie sont issus d’une graine et n’ont qu’une seule tige.
Les peuplements en futaie ont un taux de couvert relatif des
arbres d’origine futaie supérieur ou égal à 75 %.
H
Haie
Ancienne méthode
Ligne boisée d’une largeur moyenne en cime
inférieure à 25 mètres et d’une longueur au moins égale à 25 mètres,
comportant au moins trois arbres recensables d’essences forestières avec une
densité moyenne d’au moins un arbre recensable tous les dix mètres. Les arbres
ne répondant pas à cette dernière condition de densité sont des arbres épars.
Nouvelle méthode
Ligne boisée d’une largeur moyenne en cime
inférieure à 20 mètres et d’une longueur au moins égale à 25 mètres,
comportant au moins trois arbres recensables d’essences forestières avec une
densité moyenne d’au moins un arbre recensable tous les dix mètres. Les arbres
ne répondant pas à cette dernière condition de densité sont des arbres épars.
Ces derniers ne font plus l’objet d’un inventaire.
I
Intervalle de confiance
En statistique et, plus précisément, dans la
théorie des sondages, pour estimer la valeur d’un paramètre, il est nécessaire
de lui associer un intervalle de confiance du résultat. Cet intervalle de
confiance est supposé contenir (avec un certain degré de confiance) la valeur à
estimer.
Par exemple, un intervalle de confiance à 95 %
(ou au seuil de risque de 5 %) signifie qu’en tirant 100 échantillons de même
taille 95 d’entre eux auront des valeurs de la variable observée dans cet
intervalle et cinq auront une valeur à l’extérieur de cet intervalle.
En effet, avec un sondage, on réalise plusieurs
tirages au hasard. L’estimation que l’on va produire est soumise à ce hasard et
on ne sait jamais si elle correspond exactement à la valeur que l’on cherche à
estimer. En présentant pour l’estimation non pas une valeur mais une
fourchette, on minimise le risque d’erreur.
L’intervalle de confiance est une mesure statistique de la
précision d’un résultat. Il s’exprime en pourcentage, calculé entre deux fois
l’écart-type et la valeur estimée :
Intervalle de confiance (au
seuil de 95 %) = 2 × (écart-type de la valeur/valeur estimée) * 100
Exemple : La superficie forestière de la France est estimée à 15,5 millions d’hectares
avec un intervalle de confiance en valeur absolue de 0,1 million d’hectares au seuil de 95 %.
Ainsi, en 2007, il y a une probabilité de 95 % pour que la superficie forestière soit comprise
entre 15,6 et 15,8 millions d’hectares
L
Lande
Ancienne méthode
Une lande est un site de plus de cinq ares de superficie et
de plus de 25 mètres
de large portant des végétaux non cultivés, ligneux ou non, c’est-à-dire les
landes au sens usuel, les pelouses alpines, les friches et les terrains
vacants.
Le taux de couvert de la végétation doit être d’au moins
10 %. Une lande peut contenir des arbres à condition que leur taux de couvert
reste inférieur à 10 %, limite au-delà de laquelle on atteint la catégorie de
la forêt ouverte.
Nouvelle méthode
Une lande est un site de plus de cinq ares et de plus de 20 mètres de large
portant des végétaux non cultivés, ligneux ou non, c’est-à-dire les landes au
sens usuel, les pelouses alpines, les friches et les terrains vacants.
Le taux de couvert de la végétation doit être d’au moins
10 %. Une lande peut contenir des arbres à condition que leur taux de couvert
reste inférieur à 10 %, limite au-delà de laquelle on atteint la catégorie de
la forêt ouverte.
Ligneux
Un ligneux est un végétal qui possède des tiges ayant la
nature ou la consistance du bois, c’est-à-dire qui contiennent de la lignine.
Ligneux hors forêt
Ancienne méthode
Le terme « ligneux hors forêt » regroupe les
formations linéaires (haies et alignements) et les arbres épars.
Nouvelle méthode
Le terme « ligneux hors forêt » regroupe les
formations linéaires (haies et alignements).
M
Mélange futaie-taillis
Les
peuplements en mélange de futaie et de taillis ont un taux de couvert relatif
pour chacune des strates futaie et taillis inférieur à 75 %.
Momentanément déboisé
Un site momentanément déboisée est une forêt ayant
subie une intervention humaine (coupe) ou un accident (incendie, chablis, etc.)
ayant conduit à un état déboisé. Si le site est susceptible de satisfaire à la
condition de couvert dans un avenir proche (moins de cinq ans), il est toujours
considéré comme de la
forêt. La couverture du sol (forêt fermée, forêt ouverte ou
peupleraie) est celle qui existait au moment de la perturbation, sauf indice
explicite de changement d’affectation.
N
Nature du terrain
La nature du terrain reflète deux notions distinctes : la
portance du terrain, qui fait référence à son aptitude à supporter une charge,
à sa sensibilité au tassement et son caractère accidenté ou non. Cette variable
prend ainsi deux modalités :
– praticable :
terrains portants et non accidentés ;
– impraticable :
terrains non portants ou accidentés.
Lorsque le sol n’est portant qu’à certaines périodes de
l’année, la modalité « praticable » est rapportée par les opérateurs sur le
terrain.
La nature du terrain est relevée sur une placette circulaire
de 25 mètres
de rayon entourant le point. Elle intervient dans le calcul de
l’exploitabilité.
Non significatif (n.s.)
n. s. signifie que le résultat est jugé non significatif.
Ce jugement se fait en deux étapes :
- si la surface à laquelle le résultat est associé a un coefficient de variation supérieur à 30 %, il est non significatif ;
- si le résultat lui-même (autre qu’une surface) a un coefficient de variation supérieur à 100 %, il est non significatif.
Nouvelle méthode
Depuis novembre 2004, l’Inventaire forestier national réalise un sondage systématique sur l’ensemble du territoire métropolitain. Chaque année, au bureau, les photo-interprètes analysent plus de 50 000 points répartis uniformément selon une grille régulière à maille carrée.
Selon la nature de l’occupation et de l’utilisation du sol renseignée sur le point photo-interprété (forêt, lande, haie et alignement, agricole, improductif) et sa localisation, un point sur deux, un point sur quatre ou un point sur huit est retenu pour faire l’objet de mesures et d’observations sur le terrain.
Ainsi, chaque année, 7000 points de 25 m de rayon situés en forêt, en peupleraies et dans les haies font l’objet d’une visite sur le terrain et d’un relevé détaillé. Malgré quelques modifications et adaptations dans les définitions et dans les protocoles, les données collectées à l’occasion des relevés de terrain sont proches de celles recueillies jusqu’en novembre 2004.
C’est principalement la méthode d’échantillonnage qui a varié avec la cartographie forestière qui, désormais, n’est plus un préalable à l’inventaire statistique.
Pour en savoir plus : cliquez ici.
P
Pente
La pente est l’inclinaison moyenne par rapport à
l’horizontale mesurée sur la ligne de plus grande pente de la placette circulaire
de 25 mètres
de rayon centré sur le point d’inventaire. Elle intervient dans le calcul de
l’exploitabilité.
Peuplement conifère
Ancienne méthode
Un peuplement conifère est un
peuplement dans lequel le taux de couvert libre relatif des conifères est
supérieur à 75 %.
Nouvelle méthode
Un peuplement conifère est un
peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition,
c’est-à-dire les essences pour lesquelles le taux de couvert libre relatif des
arbres recensables est supérieur à 15 %, ne sont que des essences résineuses.
Peuplement feuillu
Ancienne méthode
Un peuplement feuillu est un
peuplement dans lequel le taux de couvert libre relatif des feuillus est
supérieur à 75 %.
Nouvelle méthode
Un peuplement feuillu est un
peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition,
c’est-à-dire les essences pour lesquelles le taux de couvert libre relatif des
arbres recensables est supérieur à 15 %, ne sont que des essences feuillues.
Peuplement mélangé
Ancienne méthode
Un peuplement mélangé est un
peuplement composé de plusieurs essences dont aucune d’elles n’a un taux de
couvert libre relatif supérieur à 75 %.
Nouvelle méthode
Un peuplement mélangé est un
peuplement où au moins deux essences ont un taux de couvert libre relatif de
leurs arbres recensables supérieur à 15 %.
Peuplement mixte
Ancienne méthode
Un peuplement mixte est un
peuplement dans lequel ni le taux de couvert libre relatif des conifères, ni le
taux de couvert libre relatif des feuillus, n’est supérieur à 75 %.
Nouvelle méthode
Un peuplement mixte est un
peuplement dans lequel les essences retenues pour le calcul de la composition,
c’est-à-dire les essences pour lesquelles le taux de couvert libre relatif des
arbres recensables est supérieur à 15 %, sont à la fois des essences feuillues
et résineuses.
Peuplement pur
Un peuplement pur est un peuplement où une essence a un taux
de couvert libre relatif supérieur à 75 %.
Peupleraie
Ancienne méthode
Dans une peupleraie, les peupliers cultivés, qu’ils soient
plantés ou issus de rejets (dans le cas d’une peupleraie de 2e génération),
représentent au minimum 75 % du couvert relatif du peuplement. Lorsque les
arbres sont majoritairement non recensables, au moins 100 tiges à l’hectare
doivent être présentes.
La peupleraie cultivée est une formation arborée
individualisée du fait de la sylviculture spécifique qui lui est appliquée
(plantation à densité définitive et cycle court).
Nouvelle méthode
Dans une peupleraie, les peupliers cultivés, qu’ils soient
plantés ou issus de rejets (dans le cas d’une peupleraie de 2e génération),
représentent au minimum 75 % du couvert relatif du peuplement. Lorsque les
arbres sont majoritairement non recensables, au moins 100 tiges à l’hectare doivent
être présentes.
La peupleraie cultivée est une formation arborée
individualisée du fait de la sylviculture spécifique qui lui est appliquée
(plantation à densité définitive et cycle court).
L’IFN inventorie les peupleraies différemment des autres forêts.
La production n’est pas estimée de la même façon (pas de mesure de
l’accroissement radial). De même, elles ne font pas l’objet de relevés
écologiques et floristiques.
C’est pourquoi celles-ci sont parfois exclues des résultats nationaux
malgré leur appartenance à la forêt de production. Cependant, le protocole
d’inventaire des peupleraies tend à se rapprocher de celui des autres forêts de
production, ce qui entraîne une intégration plus fréquente dans les résultats
nationaux.
Plantation
Ancienne méthode
Une plantation est un peuplement dans lequel les plants
représentent plus de 75 % du couvert libre.
Les plantations dont la densité est supérieure à 500 plants
par hectare sont considérées comme forêt.
Les plantations à grand espacement (densité supérieure à 300
plants par hectare), les plantations à très grand espacement (érables, noyers à
bois, merisiers, pin pignon, etc.) sont également considérées comme forêt.
Nouvelle méthode
Peuplement dans lequel les plants représentent plus de 75 %
du couvert libre.
Les plantations dont la densité est supérieure à 500 plants
par hectare sont considérées comme forêt.
Les plantations à grand espacement (densité supérieure à 300
plants par hectare), les plantations à très grand espacement (érables, noyers à
bois, merisiers, pin pignon, etc.) et les peupleraies (densité supérieure à 100
plants par hectare) sont également considérées comme forêt.
Production brute annuelle
Ancienne méthode
La production brute annuelle
correspond à l’augmentation moyenne du volume de bois sur écorce en un an. Elle
correspond à la somme de l’accroissement et du recrutement annuel. Elle est
calculée sur la période de cinq ans précédant l’année du sondage. Elle
s’exprime en mètres cubes par an.
L’accroissement annuel du volume
sur écorce est la somme de deux composantes :
- l’accroissement des arbres
recensables, c’est-à-dire le gain moyen annuel en volume des arbres
recensables ;
- l’accroissement de volume que les arbres coupés et les arbres
chablis depuis moins de cinq ans ont apporté au peuplement alors qu’ils étaient
encore vivants.
Le recrutement annuel correspond au
gain moyen de volume des arbres qui ont franchi le seuil de recensabilité au
cours de la période de cinq ans définie ci-dessus.
Propriété
La classe de propriété caractérise le statut juridique du
site. Un terrain est dit public lorsqu’il relève du régime forestier.
Parmi les terrains publics, les terrains domaniaux (forêts
domaniales) appartiennent à l’État. Les autres terrains publics appartiennent
généralement à des communes (forêts communales) mais aussi à d’autres
collectivités locales ou à des établissements publics. Tous les terrains ne
relevant pas du régime forestier sont dits privés.
Privé
Tous les terrains ne relevant pas du régime forestier sont
dits privés.
Public
Un terrain est dit public lorsqu’il relève du régime
forestier. Parmi les terrains publics, les terrains domaniaux (forêts
domaniales) appartiennent à l’État. Les autres terrains publics appartiennent
généralement à des communes (forêts communales) mais aussi à d’autres
collectivités locales ou à des établissements publics.
Q
Qualité des bois
Les équipes de terrain estiment la qualité du bois en forêt
pour tous les arbres sur pied, vifs ou accidentés, pris en compte dans le
dispositif de levé dendrométrique. Elles distinguent trois catégories (cf.
tableau ci-après) en fonction de l’utilisation techniquement possible et
économiquement souhaitable du bois. Cette utilisation est appréciée en fonction
des dimensions du bois et des défauts et nœuds visibles sur le tronc.
Il n’est pas tenu compte de l’utilisation réelle du bois
selon les usages locaux et les caractéristiques internes du bois, ceux-ci
n’étant bien évidemment pas connus des opérateurs de l’IFN.
Le volume de l’arbre est réparti par dixième dans chaque
catégorie d’utilisation en fonction de la qualité présumée du bois.
|
Catégories
|
Usage
|
Diamètre fin bout minimal
|
Longueur minimale
|
Critères requis
|
|
Qualité 1
|
Tranchage, déroulage, ébénisterie, menuiserie fine
|
Découpe marchande
|
2 m
|
Bille de pied, ou très belle surbille de tige, droite et sans défaut apparent, bois
sain, nombre limité de noeuds
|
|
Qualité 2
|
Autres sciages, menuiserie courante, charpente, caisserie, coffrage, traverses
|
Découpe marchande
|
2 m
|
Parties de bille et surbille de tige suffisamment rectilignes non classées en 1
|
|
Qualité 3
|
Industrie, chauffage
|
Découpe terminale tige (7 cm ou plus)
|
|
Tout ou partie de la tige non classé en 1 ou 2
|
Définition des qualités en fonction des usages potentiels
R
Recensable
On appelle recensable toute tige de circonférence supérieure
à 24,5 cm à 1,30 mètre, ou de diamètre à1,3 mètres supérieur à 7,5 cm. Les mesures dendrométriques sont exclusivement
réalisées sur les tiges recensables.
Nouvelle méthode
On appelle recensable toute tige de circonférence supérieure
à 23,5 cm à 1,30 mètre.
Les mesures dendrométriques sont exclusivement réalisées sur les tiges recensables.
S
Situation topographique du point levé
La situation topographique générale de la placette
circulaire de 25 mètres de rayon est affectée à une des neuf modalités suivantes :
- terrain plat : position plane ou de plateau ou de
plaine avec une pente inférieure ou égale à 5 % ;
- sommet : crête de toute nature, sommet vif, sommet arrondi ou escarpement ;
- haut de versant : partie supérieure d’un versant ;
- mi-versant concave : partie moyenne d’un versant
(pente supérieure à 5 %) de forme générale déprimée ou banquette ou terrasse de
moins de 6 mètres de largeur ;
- mi-versant rectiligne : partie moyenne d’un
versant (pente supérieure à 5 %) de forme droite ;
- mi-versant convexe : partie moyenne d’un versant
(pente supérieure à 5 %) de forme généralement saillante ;
- replat : zone horizontale d’une largeur moyenne
supérieure à 30 mètres intercalée dans un versant (pente inférieure à 15%) ou banquette ou terrasse de
plus de 6 mètres de largeur ;
- bas de versant : partie inférieure d’un versant ;
- vallée ou fond de vallon : large dépression très
ouverte en fond de vallon ou vallée large de plus de 50 mètres ;
- dépression ou confinement ou fond de vallon étroit ou
combe : dépression encaissée ou situation de confinement ou fond de vallon
étroit ou combe.

Structure forestière
La structure du peuplement est déterminée à partir
de l’observation des taux de couvert relatif des sous-peuplements de futaie et
taillis vivants et, en cas de moins de 25 % de taillis, de la distribution
verticale de la futaie. La
structure n’est déterminée que pour les peuplements dont la couverture du sol
est « forêt fermée ». Les modalités que peut prendre cette variable sont les suivantes :
- futaie régulière : taux de couvert relatif du
taillis inférieur à 25 % avec un étage haut d’importance supérieure ou égale à
deux tiers dans la futaie ;
- futaie irrégulière : taux de couvert relatif du
taillis inférieur à 25 % avec un étage haut d’importance inférieure à un tiers dans
la futaie ;
- mélange de futaie et de taillis : taux de couvert
relatif du taillis et taux de couvert relatif de la futaie tout deux supérieurs
ou égaux à 25 % ;
- taillis : taux de
couvert relatif de la futaie inférieur à 25 %.
Surface terrière
La surface terrière d’un arbre donné correspond à la surface
de la section de sa tige à 1,30 mètre de hauteur. Pour un territoire
donné, la surface terrière correspond à la somme des surfaces terrières de tous
les arbres vifs recensables de ce territoire. Elle s’exprime en mètres carrés.
T
Taillis
Les
arbres de taillis sont issus de souche (rejets) et comprennent une à plusieurs
tiges.
Les peuplements en taillis ont un taux de couvert relatif de
la futaie inférieur à 25 %.
Taux de couvert
Cf. couvert absolu, couvert libre, couvert relatif, couvert
libre relatif
Taux de couvert libre de l’arbre
Le couvert libre est la surface planimétrique de la
projection verticale de la partie du houppier qui n’est pas surplombée par le
feuillage d’autres arbres en période de feuillaison.
Le quotient du couvert libre par le couvert total est le
taux de couvert libre, qui est une caractéristique continue comprise entre 0 %
et 100 %. Entre ces bornes sont définies trois classes :
- arbre surcimé : le taux de couvert libre de
l’arbre est nul ;
- arbre dominé : le taux de couvert libre de
l’arbre est inférieur à 2/3 ;
- arbre dominant : le taux
de couvert libre de l’arbre est supérieur ou égal à 2/3.
Type d’humus
Le type d’humus (ou forme d’humus) est
une caractéristique de la couche organique reposant sur le sol (exemple :
moder, mull, carbonaté). L’humus constitue l’ensemble des horizons organiques
O et organo-minéraux A de surface d’un sol qui marquent l’incorporation au sol
minéral des retombées organiques (feuilles, branches et racines)
Type de roche-mère
Le type de roche-mère décrit le
matériau à partir duquel s’est développé par pédogenèse le sol sus-jacent (horizon
C, R, M ou D des pédologues). Ce peut être une roche dure, meuble, altérée ou
non, en place ou une formation superficielle (dépôts éoliens, alluvions,
sédiments, colluvions, matériaux de solifluxion…).
Type de sol
Le type de sol s’apprécie selon la description du profil de
sol qui décrit les profondeurs des différents horizons observés ainsi que l’apparition
de différents phénomènes caractéristiques (carbonatation, oxydation,
hydromorphie permanente, etc.).
U
Usage du sol
Ancienne méthode
L’utilisation du sol caractérise l’objectif principal de production
du site. La variable peut prendre différentes modalités :
- forêt de production :
formation boisée dont la fonction principale est la production de bois ;
- autre forêt :
formation boisée dont la fonction principale n’est pas la production de bois ;
- lande : formation
semi-naturelle non boisée ;
- peupleraie :
peupleraie cultivée ;
- agricole :
formation végétale non boisée destinée aux productions végétales et animales ;
- improductif :
terrain sans couverture végétale ;
- eau : terrain couvert d’eau.
V
Volume sur pied
 |
L’IFN intègre dans son calcul de volume les arbres des
forêts de production dont le diamètre est supérieur à 7,5 cm à 1,30 mètres.
Pour ces arbres, le volume pris en compte comprend le tronc du sol jusqu’à une
découpe fin bout de 7 cm
appelé également « volume bois fort ». Il n’inclut qu’une branche maîtresse. Il
inclut l’écorce.
Le volume s’exprime en mètres cubes.
|